Le creusement des inégalités et la montée des précarités sont également au menu du rassemblement annuel des maires. Pour l’heure, nombre de municipalités et les centres communaux d’action sociale ajustent leurs budgets et leurs actions en conséquence. Mais jusqu’où les élus locaux pourront-ils répondre ?
« Le narcotrafic, tout le monde en parle, mais la pauvreté, personne n’en parle ! » La formule est lancée par Arnaud Deslandes, le maire (PS) de Lille, le 19 novembre, au Congrès des maires. A vrai dire, dans la salle Fraternité où il prend la parole, il est bel et bien question, cet après-midi, des « communes confrontées à une aggravation de la pauvreté ». Et le jeune successeur de Martine Aubry peut y décrire en détail la « Maison des solidarités » ouverte par sa ville, voilà tout juste un an : un « tiers-lieu social », rassemblant des services du centre communal d’action sociale (CCAS), mais aussi d’associations et d’autres services publics.



