Ville & Banlieue https://www.ville-et-banlieue.org Actualité, événements et publications de l'Association nationale des élus de communes de banlieues Mon, 25 Jan 2021 20:03:34 +0000 fr-FR hourly 1 En partenariat avec Les Cahiers de la Discrimination, Ville & Banlieue a co-dirigé la revue “Discriminations territoriales” aux éditions L’harmattan https://www.ville-et-banlieue.org/cahiers-de-la-discrimination-ville-banlieue-revue-discriminations-territoriales-30550.html Mon, 25 Jan 2021 12:47:27 +0000 https://www.ville-et-banlieue.org/?p=30550 Pour commander la revue

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Les Ateliers Maniv’ELLES d’Ivry-sur-Seine https://www.ville-et-banlieue.org/ateliers-manivelles-ivry-sur-seine-30312.html Fri, 22 Jan 2021 18:10:14 +0000 https://www.ville-et-banlieue.org/?p=30312 “Les Ateliers Maniv’ELLES d’Ivry-sur-Seine”   À Ivry-sur-Seine, la mairie accompagne nombre de ses associations, que ce soit à travers la mise à disposition de locaux, en les accompagnant dans l’obtention de subventions, mais aussi en les aidant à communiquer sur leurs projets. En soutenant la “Cyclofficine”, la ville accompagne ses citoyens vers une autonomie dans la…

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“Les Ateliers Maniv’ELLES d’Ivry-sur-Seine”  

À Ivry-sur-Seine, la mairie accompagne nombre de ses associations, que ce soit à travers la mise à disposition de locaux, en les accompagnant dans l’obtention de subventions, mais aussi en les aidant à communiquer sur leurs projets.

En soutenant la “Cyclofficine”, la ville accompagne ses citoyens vers une autonomie dans la pratique du vélo. Cette association, axée sur la réparation de vélos, a créé plusieurs types d’ateliers pour rendre le vélo accessible à tous.

À l’origine, il s’agissait de cours et d’ateliers de mécanique en réparation de vélo destinés à tous. Mais au fur et à mesure, grâce au soutien de la mairie, l‘association a pu mettre en place différents dispositifs afin de toucher de plus en plus de personnes et particulièrement le public féminin.

 

Pourquoi ?

L’objectif de cette association était au départ de former le public à la réparation de vélos et à la mécanique de base pour une accessibilité à tous.  Car devoir faire réparer son vélo peut représenter un coût important.

Ces ateliers avaient pour buts initiaux d’encourager le partage des connaissances, les mobilités douces et de déconstruire les préjugés sur les capacités des femmes en termes de mécanique.

Voici plusieurs années, dans le cadre des actions politique de la ville, la mairie a aidé la Cyclofficine dans les démarches administratives pour la mise en place d’un atelier réservé aux femmes, l’atelier “Maniv’Elles”    et a soutenu pour que l’ensemble du projet puisse se réaliser.

Cette idée est partie d’un constat : “lorsqu’il y a des hommes à l’atelier, ils prennent souvent la place des femmes pour assurer les réparations, les aider etc..”
Cette attitude n’est pas dans la vision du projet associatif, l’idée de base étant que chacun puisse mettre la main à la patte et réparer un vélo sans être assisté. La mixité ne semblant pas favoriser un apprentissage égal, l’association a pris le parti de créer des ateliers uniquement féminins (ou non masculins). D’autant plus que le domaine de la mécanique est largement considéré comme un milieu typiquement masculin, ce qui implique que les femmes s’interdisent d’essayer et ne pensent pas en être capables.

Le fait d’avoir un lieu dédié avec une pédagogie adaptée pourrait favoriser cet apprentissage. L’idée n’est pas forcément, à terme, de rester entre femmes, mais de découvrir la mécanique et le monde du vélo entre elles et de basculer ensuite vers des ateliers mixtes.

Cette association a fait le choix de lutter pour une égalité entre les femmes et les hommes en se tournant vers le principe de “mixité choisie”*.


* La mixité choisie est une pratique proche de la non-mixité, la seule différence étant l’inclusion de plusieurs groupes sociaux considérés comme opprimés ou discriminés au lieu d’un seul.

 

Comment ?

L’association a été créée en 2010 et s’est installée à Ivry-sur-Seine en 2013 en y mettant en place son atelier au numéro 6 du boulevard Brandebourg, dans des locaux prêtés par la mairie.

La ville a financé en 2020, la vie, les actions et ateliers de la Cyclofficine. Lors de ces ateliers, les vélos utilisés par la Cyclofficine viennent principalement de la ville et ses environs, ce sont parfois les bailleurs sociaux ou encore les syndicats de copropriété qui appellent l’association pour venir “sauver” des vélos abandonnés. Certains sont démontés et leurs pièces servent alors à réparer d’autres vélos. Ceux qui peuvent être réparés le sont, et ensuite vendus à un prix solidaire pour favoriser la pratique cycliste.

Pour participer aux ateliers de réparation, il suffit d’adhérer à l’association. Les ateliers exclusivement féminins n’ont lieu qu’une fois par mois. À travers ces ateliers réservés, les femmes prennent confiance en elles plus rapidement et se rendent compte qu’elles sont tout à fait capables de faire de la mécanique. S’ouvrir à ces activités, leur permet alors d’arriver à déconstruire leurs propres préjugés. Les bénévoles sont ici accompagnants, ils montrent et expliquent comment s’y prendre, et il est important dans ce processus que les participantes y arrivent par elles-mêmes.

Malgré toute l’organisation mise en place par la Cyclofficine avec l’aide de la mairie, une part de la population restait “en dehors”, et n’était pas touchée par ce type d’activités : les femmes adultes ne sachant pas faire de vélo.
En effet, il existe nombre de personnes qui n’ont jamais eu l’occasion d’apprendre et qui atteignent l’âge adulte sans savoir pratiquer.
Ainsi, pour aller encore plus loin dans l’idée d’autonomie des femmes en matière de vélo, l’association a décidé de mettre en place le projet “Manivelles de A à Z” en partenariat avec d’autres associations d’Ivry-sur-Seine pour développer un projet encore une fois dédié aux femmes et plus particulièrement à celles des quartiers politique de la ville. Il ne s’agit plus seulement de mécanique, car le programme est plus riche :  cours de vélo, de mécanique, et de balades … Il s’agit donc d’une véritable formation vers la “vélonomie” (autonomie à vélo).

 

Le projet en photos

©Cyclofficine

Premier bilan

Au cours de ces dernières années, l’association a pu répondre aux objectifs fixés en organisant différents types d’ateliers et en intégrant toujours plus de public à sa démarche.
Les ateliers exclusivement féminins ont permis à quelques habitantes d’Ivry-sur-Seine de déconstruire leurs propres préjugés et de prouver leur propre capacité à faire de la mécanique, aussi bien que les hommes. Les ateliers “Manivelles de A à Z” fonctionnent depuis 2019 et ont accueillis à ce jour, une dizaine de femmes des quartiers politique de la ville en leur offrant la possibilité d’apprendre à faire du vélo, à être autonomes pour la réparation et la circulation en ville avec leur propres vélos.
Côté public comme côté financeurs les retours sont positifs et tous semblent satisfaits de la Cyclofficine.

Cette “activité” a permis un véritable maillage entre les associations de la ville.

 

Interview de Christelle, coordinatrice d’atelier de la Cyclofficine d’Ivry:

1) Quel a été votre rôle dans le projet ateliers “Manivelles de A à Z” ?

Je suis la salariée de la Cyclofficine et nous pouvons dire que l’atelier Manivelles de A à Z est mon projet. L’idée est venue de l’envie de creuser encore ce qui était déjà exploré par les ateliers Maniv’ELLES. Il fallait vraiment aller le plus loin possible dans l’autonomie et pouvoir toucher de nouvelles personnes. Que ces femmes puissent apprendre à faire du vélo, participer aux balades mais aussi réparer elles-mêmes leurs vélos en apprenant la mécanique, c’était mon idée de l’autonomie.
Mon rôle a donc été de faire des demandes de subventions avec l’aide de la mairie, créer des liens avec d’autres associations afin de mettre en place ce nouvel atelier. Maintenant que le projet est en place, je continue de le porter et de le soutenir au quotidien en accompagnant les participantes dans les différentes étapes.

 

2) Comment s’est développé le projet, de sa conception à sa mise en œuvre ?

Nous avons pu bénéficier de l’aide de la ville qui nous a soutenu dans la création du projet, mais surtout dans l’obtention des subventions pour créer ce nouvel atelier.
J’ai donc pu contacter les associations qui pouvaient être intéressées : la MDB (Mieux se Déplacer à Bicyclette) et la Vélo-école.
Ces deux associations se sont tout de suite montrées très intéressées. La Vélo-école a beaucoup aimé l’idée de pouvoir  en faire bénéficier  à des personnes qui n’en ont pas forcément les moyens. Alors nous avons échangé tous ensemble, organisé des réunions. Et le projet a vu le jour.

La mise en place concrète du projet, passe d’abord par une sélection de 5 participantes. Ce sont généralement des habitantes des quartiers politique de la ville avec de faibles revenus. On commence par leur apprendre à faire du vélo par le biais de la Vélo-école  une quinzaine ou vingtaine de cours (selon les personnes). Ces cours ont lieu le samedi matin et les participantes au projet sont intégrées lors de ces cours avec les autres “élèves” de la Vélo-école. Une fois qu’elles savent faire du vélo, on met en place 3 ou 4 sessions de formations vélo à l’atelier de la Cyclofficine, où on leur apprend la mécanique de base pour réparer leur vélos. Quand les sessions de “cours” sont terminées, on leur fait faire des promenades (avec la MBD) pour les éduquer à la circulation en ville, aux pistes cyclables. Parce que le but est que les participantes puissent ensuite circuler librement en ayant connaissance des possibilités et des aménagements.
D’autant plus qu’à l’issue de cette formation, un vélo est offert à chacune des participantes.

 

3) Quels sont les retours ?

De mon côté, je suis très fière de ce projet parce que c’est très gratifiant de permettre des découvertes comme celle-ci à des adultes. On les sort de leur quotidien, on leur offre une bouffée d’oxygène. On valorise les compétences et on les transmet sans passer par quelque chose de monnayable. À mes yeux, c’est un projet qui valorise le partage : “si vous savez le faire, vous allez montrer aux autres comment faire”.

Pour certaines, c’est une sorte de révélation. Le fait d’apprendre à faire du vélo leur a beaucoup plu. D’autres, ont également eu cette sensation, mais plutôt pour le côté mécanique. Je pense à deux femmes en particulier qui maintenant, viennent de temps en temps aider à l’atelier de la Cyclofficine, en tant que bénévoles. Elles font désormais partie du programme.
D’autant plus que ce projet va bien au-delà du simple fait de faire du vélo. On crée des liens, on tisse des relations au sein d’une communauté mais on se donne aussi une certaine forme de liberté.
Le plus intéressant à mes yeux, c’est de les voir découvrir la mécanique et surtout de les voir comprendre qu’elles sont  largement capables de s’en sortir.

Pourtant, il peut être très difficile aussi d’apprendre quand on est adulte. Il peut être frustrant et vexant de ne pas y arriver dès le début et difficile de passer au-delà de la peur que certaines ont…
C’est certainement pour cela que certaines ne reviennent pas. Pour celles-ci, l’intérêt était peut-être juste d’apprendre à faire du vélo, mais le reste, la mécanique, ne les intéressaient pas. Il faut garder en tête que l’on travaille avec des personnes qui peuvent avoir une certaine charge mentale ou des problèmes de santé,  pour qui ce type d’atelier peut se révéler difficile.

 

 

Fiche d'identité de l'agglomérationLe projet en chiffresPour aller plus loin
  • Nom : Ivry-sur-Seine
  • Département : Val-de-Marne
  • Région : Ile-de-France
  • Population : 62 052 hab
  • Maire : Philippe Bouyssou
  • Site internet : https://www.ivry94.fr/
  • entre 15-18 bénévoles plus ou moins réguliers
  • environ 460 adhérents en 2019
  • Manivelles de A à Z = 18-20 cours de vélo + 5 ateliers formations + 3 balades sur Ivry
  • Cyclofficine en 2020 :  60 ateliers dans la rue et sur l’atelier fixe
  • Chaque année depuis 2019, ce sont 5 femmes qui bénéficient du projet

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Contribution de Ville & Banlieue dans le cadre du Conseil Interministériel des Villes du 29 janvier 2021 https://www.ville-et-banlieue.org/contribution-de-ville-banlieue-dans-le-cadre-du-conseil-interministeriel-des-villes-du-29-janvier-2021-30524.html Fri, 22 Jan 2021 08:44:55 +0000 https://www.ville-et-banlieue.org/?p=30524 Contribution V & B – Conseil interministériel des Villes du 29 janvier 2021   L’Association des Maires Ville & Banlieue de France est pleinement engagée dans l’Appel des 200 Maires « pour l’égalité républicaine de nos villes et quartiers populaires », dit Appel du 14 novembre. Comme association, elle souhaite mettre en avant 15 propositions…

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Contribution V & B – Conseil interministériel des Villes du 29 janvier 2021

 

L’Association des Maires Ville & Banlieue de France est pleinement engagée dans l’Appel des 200 Maires « pour l’égalité républicaine de nos villes et quartiers populaires », dit Appel du 14 novembre. Comme association, elle souhaite mettre en avant 15 propositions avant le Comité Interministériel des Villes (CIV) prévu fin janvier 2021.

Depuis la rencontre avec le Premier Ministre et 5 ministres le 23 novembre dernier, notre association avec les représentants de l’Appel du 14 novembre ont participé à de nombreuses rencontres sur l’emploi, l’insertion économique et sociale, l’éducation, le sport, la culture, la santé, le logement, la sécurité et la tranquillité publiques et les finances locales.

Les questions que nous soulevons ne sont pas seulement conjoncturelles (crise sanitaire, crédits du plan de relance), elles sont structurelles et interrogent clairement la mobilisation du droit commun, trop insuffisante, dans nos territoires.

Assurément, le prochain CIV, à la préparation duquel nous avons fortement participé, constituera une étape importante de la réponse forte que nous attendons du Président de la République et de son gouvernement.

Aussi, nous voulons rappeler les éléments suivants :
Nos collectivités, dites « villes de banlieues », où vivent près de 10 millions de nos concitoyens parmi les plus fragiles, se distinguent par des indicateurs sociologiques, démographiques et sociaux qui appellent une mobilisation exceptionnelle de la solidarité nationale et des politiques publiques ambitieuses :
– Une proportion de jeunes très élevée ;
– Des foyers en dessous du seuil de pauvreté (dont les familles monoparentales) en nombre très supérieur à la moyenne nationale ;
– Un taux de chômage de plus du double de la moyenne nationale, une proportion beaucoup plus forte d’emplois précaires, de « petits boulots » ;
– Un niveau d’études et de qualification très en-deçà des chiffres constatés dans les autres ;
– Une surpopulation dans le parc d’habitat à loyers modérés (HLM) et dans les copropriétés vieillissantes et dégradées, concentration croissante de l’extrême pauvreté dans les quartiers prioritaires au détriment de la nécessaire mixité sociale, mal logement.
Ces caractéristiques demandent des politiques appropriées, adaptées, donc des moyens financiers. Or, sur le plan des ressources, nos collectivités se définissent par un potentiel fiscal inférieur à la moyenne des villes de notre strate, sa mobilisation très élevée entraînant une imposition importante, donc un effort très lourd pour nos concitoyens (notamment ceux qui ont des revenus moyens). Cette situation rend nos communes trop peu attractives pour ces populations et nuit à l’indispensable mixité que nous recherchons tous.

Par ailleurs, nos recettes sont très dépendantes des dotations (beaucoup plus que pour des communes de même strate mais plus « équilibrée » quant à leur composition sociologique).
Or, la dotation de solidarité urbaine (DSU), n’arrive pas, malgré les revalorisations annuelles de l’enveloppe globale, à compenser ces injustices territoriales. C’est d’autant plus vrai qu’il y a quelques années, le calcul de la dotation globale de fonctionnement (DGF) a fait entrer le
potentiel fiscal (potentiel financier augmenté des dotations) en incluant la DSU qui était censée combler les écarts… Depuis plusieurs années, les maires constatent une baisse sensible de la DGF attribuée à leurs communes, non-compensée par la DSU.

De surcroît, nos collectivités qui accueillent des logements sociaux en nombres et en pourcentages très importants enregistrent des pertes supplémentaires de recettes. En effet, l’État (qui décide des exonérations fiscales concernant le logement social) en fait supporter le poids, pour sa plus grosse part, aux communes. C’est la double, voire triple peine pour les villes les plus pauvres !

Tous ces éléments s’étant accentués depuis quelques années, la crise actuelle (sanitaire, sociale, économique) accélère nos difficultés et ce sont les habitants de nos quartiers et communes vulnérables qui en subissent d’abord les effets.

C’est pour cela que nous avons lancé ce cri d’alerte au Président de la République et que nous attendons la concrétisation du plan de mobilisation nationale pour les quartiers populaires annoncé à Tourcoing il y a maintenant plus de trois ans.

 

Nos principales demandes et propositions

1. Compensation à l’euro près par l’État des dépenses supplémentaires – pas uniquement des pertes de recettes usagers – engagées par les collectivités pour faire face à l’épidémie de COVID 19, notamment pour l’application des protocoles sanitaires dans les bâtiments et espaces publics, dans les écoles particulièrement.
2. Création d’une dotation de surcharge scolaire permettant aux communes marquées par un fort dynamisme démographique d’assumer leurs obligations réglementaires en matière de scolarisation d’un nombre plus important d’enfants que dans des villes de même strate et de reconnaître les efforts supplémentaires consentis dans le domaine de l’éducation, notamment dans l’accompagnement du dédoublement des classes de grande section de maternelle, de cours préparatoire (CP) et de cours élémentaire 1ère année (CE1).
3. Augmentation annuelle du nombre de Cités éducatives dans la perspective d’une généralisation sur 4 ans à l’ensemble des 859 communes de la politique de la Ville, maintien et conservation des moyens attribués aux REP et REP +, règlement du problème des « écoles orphelines ».
4. Création de 7000 emplois réservés à nos communes et à nos quartiers, dédiés à la médiation (sociale et urbaine de proximité, scolaire, sportive, culturelle, de santé) dans une perspective d’insertion et de professionnalisation en mobilisant les dispositifs d’accompagnement vers l’emploi.
5. Généralisation des Cités de l’emploi en les jumelant aux Cités éducatives pour permettre la construction de parcours d’insertion professionnelle ; mobilisation des partenaires publics et privés des territoires pour l’emploi pour développer et généraliser les clauses d’insertion.
6. Création à l’échelle nationale d’un Pass’sport et d’un Pass’culture qui pourraient être financés conjointement par l’État et les collectivités locales pour favoriser l’accès aux pratiques sportives et culturelles à toutes et à tous.
7. Mise en place d’équipes pluridisciplinaires (médecins, médecins et infirmiers scolaires, psychologues, psychiatres, éducateurs spécialisés, médiateurs de santé) pour assurer l’accès aux soins, mener des actions concertées de prévention et de lutte contre les addictions.
8. Attribution de 2 milliards d’euros supplémentaires à l’ANRU afin de réviser à la hausse les projets de renouvellement urbain dans le cadre des clauses de revoyure. À ce titre, nous souhaitons un élargissement des périmètres des QPV, conforme aux territoires de vie des habitants de ces quartiers. Le seul critère « géographique » ne doit pas être le seul déterminant du financement d’opérations essentielles pour les habitants de ces quartiers.
9. Augmentation sensible des crédits dédiés à la rénovation des copropriétés dégradées.
10. Augmentation progressive de la compensation de l’État des exonérations de taxe foncière au profit du logement social avec un geste significatif dès l’exercice en cours.
11. Fusion de la DSU et de la DPV en une seule et même dotation avec une trajectoire d’augmentation régulière sur la durée du mandat municipal à fins de sécurisation des ressources de nos collectivités et de simplification financière.
12. Fléchage précis des crédits du plan de relance au profit des investissements dans les communes de la politique de la Ville et mise en place de comités d’évaluation de l’utilisation de ces crédits sous l’autorité des préfets ; accès facilité aux fonds européens (FEDER et FSE) pour les communes et quartiers populaires.
13. Augmentation sensible du nombre de quartiers de reconquête républicaine dans la perspective d’une généralisation à tous les QPV en affectant les moyens policiers supplémentaires afférents à la sécurisation et à la tranquillisation des quartiers concernés (lutte contre les trafics, les rodéos autos et motos). En cas de violences urbaines et de troubles graves à la sécurité publique, les unités mobiles de maintien de l’ordre doivent être facilement mobilisables par les préfets sur demande du maire.
14. Accompagnement par l’État des contrats locaux de sécurité dans leur coordination par des postes financés de manière pérenne dans le cadre du FIPD. Actuellement, les communes qui ont bénéficié d’une aide la première année (fond d’amorçage) pour créer ces emplois doivent assumer durablement cette charge supplémentaire de fonctionnement dans leur masse salariale.
15. Mise en place de maisons de la Justice et du Droit dans toutes les communes et quartiers populaires dont le financement sera assuré par l’État en investissement et en fonctionnement, développement des mesures d’une justice de proximité plus rapide et plus agile, subventionnement par le ministère de la justice des frais de fonctionnement de ces maisons de la Justice et du Droit, notamment les loyers souvent pris en charge par les
communes ou les intercommunalités.

 

 

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L’avenir de la République commence en banlieue, par Hacène Belmessous https://www.ville-et-banlieue.org/lavenir-de-la-republique-commence-en-banlieue-par-hacene-belmessous-30509.html Wed, 20 Jan 2021 19:35:58 +0000 https://www.ville-et-banlieue.org/?p=30509 La fortune de la notion de “séparatisme” dans le débat politique récent paraît postuler que l’islamisme se serait autoproduit dans la société française. L’histoire des banlieues populaires montre au contraire que face à une demande de reconnaissance et d’égalité, l’État a souvent démissionné, au bénéfice du religieux. Lire la suite..   L’email a bien été…

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La fortune de la notion de “séparatisme” dans le débat politique récent paraît postuler que l’islamisme se serait autoproduit dans la société française. L’histoire des banlieues populaires montre au contraire que face à une demande de reconnaissance et d’égalité, l’État a souvent démissionné, au bénéfice du religieux.

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Emmanuel Macron veut relancer l’égalité des chances https://www.ville-et-banlieue.org/emmanuel-macron-veut-relancer-legalite-des-chances-30497.html Mon, 18 Jan 2021 17:31:27 +0000 https://www.ville-et-banlieue.org/?p=30497 Le président de la République a demandé au premier ministre de présenter un plan de lutte contre les inégalités pour la fin janvier. Un moyen de rééquilibrer le projet de loi « séparatisme », davantage tourné vers la répression. Lire la suite..

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Mainvilliers, première commune à disposer d’une Micro-Folie https://www.ville-et-banlieue.org/mainvilliers-premiere-commune-a-disposer-dune-micro-folie-30487.html Fri, 15 Jan 2021 11:24:56 +0000 https://www.ville-et-banlieue.org/?p=30487 Lire l’article

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Banlieue capitale de la culture https://www.ville-et-banlieue.org/banlieue-capitale-de-la-culture-30484.html Fri, 15 Jan 2021 11:24:29 +0000 https://www.ville-et-banlieue.org/?p=30484 Lire l’article

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Un conseil interministériel des villes confirmé pour la fin janvier https://www.ville-et-banlieue.org/un-conseil-interministeriel-des-villes-confirme-pour-la-fin-janvier-30478.html Wed, 13 Jan 2021 09:26:11 +0000 https://www.ville-et-banlieue.org/?p=30478 Deux mois après que 200 maires aient lancé, le 14 novembre, un appel au président de la République pour un soutien massif à des quartiers populaires exsangues, le gouvernement va réunir, fin janvier, un Conseil interministériel des villes. Une première depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Cette réunion, qui devrait être marquée par des annonces, est préparée…

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Deux mois après que 200 maires aient lancé, le 14 novembre, un appel au président de la République pour un soutien massif à des quartiers populaires exsangues, le gouvernement va réunir, fin janvier, un Conseil interministériel des villes. Une première depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Cette réunion, qui devrait être marquée par des annonces, est préparée avec une large concertation.

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“Inégalités et Covid-19 : double peine pour les quartiers populaires” https://www.ville-et-banlieue.org/inegalites-covid-19-double-peine-quartiers-populaires-30468.html Wed, 13 Jan 2021 08:06:59 +0000 https://www.ville-et-banlieue.org/?p=30468 Le nouveau numéro des Cahiers du développement social urbain est sorti et se consacre à la crise de la Covid-19 vue des quartiers populaires.   Découvrez un extrait du numéro Adhérents, accédez à la version complète L’email a bien été copié

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Le nouveau numéro des Cahiers du développement social urbain est sorti et se consacre à la crise de la Covid-19 vue des quartiers populaires.

 

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“Nous, députés LR, refusons le détricotage des Réseaux d’éducation prioritaire au profit d’un système compétitif” https://www.ville-et-banlieue.org/nous-deputes-lr-refusons-le-detricotage-des-reseaux-deducation-prioritaire-au-profit-dun-systeme-competitif-30459.html Fri, 08 Jan 2021 16:27:33 +0000 https://www.ville-et-banlieue.org/?p=30459 Alors que les établissements classés Réseaux d’éducation prioritaire semblent menacés par le gouvernement, plusieurs députés du groupe Les Républicains, à l’initiative de Laurence Trastour-Isnart, expriment leurs inquiétudes Lire l’article :

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Alors que les établissements classés Réseaux d’éducation prioritaire semblent menacés par le gouvernement, plusieurs députés du groupe Les Républicains, à l’initiative de Laurence Trastour-Isnart, expriment leurs inquiétudes

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