La Fondation pour le Logement a publié une étude inédite sur la précarité énergétique d’été et analyse la surexposition des quartiers populaires au phénomène des logements-bouilloires. Elle dénonce l’inaction du gouvernement et propose des pistes d’action concrètes.
L’étude montre également que les habitants des quartiers populaires font partie des plus vulnérables à la chaleur dans le logement, en raison d’une combinaison de facteurs :
- Un urbanisme propice aux îlots de chaleur urbains : forte densité, matériaux qui exacerbent la chaleur (béton, asphalte), manque d’espaces verts.
- Des logements qui sont souvent des bouilloires : des appartements, souvent plus petits, avec un taux de suroccupation 3 fois plus élevé qu’ailleurs, davantage de nuisances sonores rendant difficile l’aération la nuit, plus de locataires et donc une moindre capacité à engager des travaux.
- Des individus plus vulnérables : en moins bonne santé, des emplois plus exposés à la chaleur et une plus grande assignation à résidence due à un moindre accès aux vacances. Les quartiers populaires subissent une autre couche d’injustice : comme dans les zones rurales, ce sont souvent des déserts médicaux.




