Politique de la ville : un collectif d’élus fustige la disparition annoncée des « Quartiers de demain »

Plus d’un millier d’élus, de chercheurs et d’architectes demandent à l’État de renoncer au « démantèlement » de l’opérateur qui pilote « Quartiers de demain » et permet d’accompagner les collectivités sur des « enjeux centraux » tels que le logement ou la transition écologique. Dans le même temps, le gouvernement réclame des « économies supplémentaires » en 2026 sur les opérateurs de l’État.

« Brutalité » et « absurdité ». Dans une tribune publiée hier dans Le Monde, un collectif d’élus, de chercheurs et d’architectes appelle l’Etat à revenir sur sa décision d’amputer de 70 % le budget du groupement d’intérêt public (GIP) qui pilote notamment le programme « Quartiers de demain »  (qui était jusque-là soutenu par Emmanuel Macron au bénéfice des quartiers populaires). Une structure largement méconnue, mais qui joue un rôle important pour imaginer l’habitat de demain.

Un appel qui arrive, toutefois, au pire moment puisque la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a annoncé, hier, des « économies supplémentaires »  sur les opérateurs de l’État dans le but de contenir le déficit public à 5 % du PIB en 2026 – après les concessions faites ces derniers jours par Sébastien Lecornu pour obtenir un budget tout en évitant la censure.

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