La Métropole Toulon Provence Méditerranée mise sur la jeunesse

La Métropole Toulon Provence Méditerranée a fait le choix d’investir pour sa jeunesse en soutenant les initiatives de l’Union française des œuvres laïques d’éducation physique (Ufolep) et Unis-Cité dans les communes de Toulon et Hyères.

 

Pourquoi ?

Au regard des orientations politiques de la métropole dans le cadre du contrat de ville, l’idée de soutenir des projets répondant aux besoins et préoccupations locales des différents quartiers concernés a été retenue.

Concrètement, les propositions de l’Ufolep et Unis cité répondent parfaitement aux besoins exprimés par la population : c’est pourquoi la métropole a pris la décision de leur apporter tout le soutien possible.
Ces initiatives émanent des acteurs de terrain – les chefs de projets et délégués du préfet – pour un accompagnement du public, notamment de la population jeune, dans une dynamique citoyenne et tournée vers l’avenir.

 

Comment ?

Le soutien de la Métropole Toulon Provence Méditerranée se matérialise par un soutien auprès des villes, des services de l’État et des bailleurs sociaux pour créer les conditions de réussite des projets portés par les acteurs associatifs, l’Ufolep et Unis Cité.
Outre les moyens financiers octroyés par la métropole, les villes et les services de l’État, l’ensemble des conditions matérielles (locaux, logistiques..) sont également recherchées par la métropole aux côtés des acteurs associatifs pour un bon ancrage territorial.
Enfin, la métropole et ses partenaires communiquent auprès de la population, dans le but de créer de nouvelles dynamiques et permettre la réussite de ces nouveaux projets.

À Toulon, l’initiative d’Unis-Cité a pour but de permettre la valorisation de jeunes dans un investissement au bénéfice des autres via des missions de service civique. Ces missions leur permettent de se dépasser et d’aller vivre une expérience collective qui sera un atout pour la suite. Les jeunes y apprennent à prendre la parole en public, à aller vers l’autre, à aiguiser leur curiosité.
Le programme comprend une formation et un accompagnement très forts et structurants. Durant les 8 mois de mission de service civique, les jeunes bénéficient de formations à la gestion de projets, de formations “civiques et citoyennes” ainsi que de journées d’accompagnement pour leur projet d’avenir.
Des Tremplins sont également organisés pour chaque jeune. C’est l’occasion, pour eux, de rencontrer des professionnels pour faire valoir leurs parcours et leurs compétences. Cette mise en relation, dans le cadre de leur mission, leur permet de monter en compétence et en autonomie dans la gestion de projets.

À Hyères, l’action Sport déclic mise en place par l’association Ufolep est instaurée depuis juillet 2018 sur le quartier du Val des Rougières où le taux de chômage des jeunes est important. Cette initiative s’adresse aux jeunes et adultes âgés de 16 à 25 ans, déscolarisés ou en voie de déscolarisation, rencontrant des difficultés sociales, culturelles, socio-professionnelles ou un risque de basculement dans la délinquance. L’objectif est ici d’éveiller et de développer leurs capacités afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle. Le sport est un vecteur permettant d’aller à la rencontre des jeunes, de créer du lien et de permettre leur adhésion à un accompagnement individuel d’insertion.

 

Le projet en photos

 

  

  
UnisCité

  
Ufolep

Bilan

À Toulon, en 2020, deux promotions de 76 jeunes (152 au total) ont pu participer aux actions proposées et se sont investies sur 8 mois, à raison de 4 jours par semaine, pour chacune des cohortes placées sur 6 programmes différents. Pour la promotion 2020-2021, 75 jeunes sont mobilisés. Au sein des équipes, une belle diversité est observable avec 28 jeunes infra bac, 25 niveau bac et 22 niveau bac+2 et plus.
À Hyères, c’est également un succès puisqu’en 2020, 102 personnes ont pu bénéficier de l’action Sport Déclic mise en place par l’association Ufolep.
Le nombre des bénéficiaires des initiatives atteste de la pertinence et du bien fondé de ces projets. Au vu de cette réussite, ce type d’initiatives pourrait s’inscrire dans une échelle géographique plus large permettant de couvrir de nombreux quartiers prioritaires. Du point de vue de la métropole, un essaimage pourrait être envisagé.

 

 

Interview d’Olivier Durand, Délégué départemental de l’Ufolep 83 :

1) Quel est le rôle de l’Ufolep ?

L’Ufolep est une fédération sportive qui utilise le sport comme moyen d’insertion, de cohésion sociale et d’éducation vers le “vivre ensemble”.
Pour ce faire, nous animons différentes actions sur le département du Var, dont le dispositif Sport Déclic à Hyères. Ce type d’action peut prendre place dans tous types de quartiers, qu’ils soient considérés comme quartiers politiques de la ville ou non. Ces actions passent par différents secteurs d’activité tels que la santé, l’éducation à l’environnement, l’inclusion sociale ou professionnelle, etc.
L’association Ufolep est donc directement missionnée par les services de l’État pour mettre en place ces dispositifs d’insertion et d’inclusion.
Les actions peuvent prendre différentes formes telles que des activités sportives ou des séjours dits “de rupture” avec 3 ou 4 jeunes. Ces séjours donnent aux jeunes l’occasion de sortir du quotidien, permettent aux éducateurs de se poser sur leurs problématiques et de faire un point sur leurs situations.

 

2) Quel est l’objectif d’un programme comme Sport Déclic ?

Sport Déclic est un dispositif hybride que l’on pourrait qualifier d’expérimental puisque le principe est inédit. L’équipe sur place est un binôme éducatif composé d’une éducatrice sportive et d’un éducateur spécialisé. Leur mission est celle de la médiation sociale sur le terrain avec les jeunes de 15 à 25 ans, dans les quartiers. L’idée est de capter ces jeunes qui sont dans des situations de rupture et de travailler avec eux sur un retour au droit commun. Cela peut passer par un travail sur la confiance en soi, la définition parcours du professionnel, un accompagnement dans une réorientation vers un permis de conduire, un premier emploi, etc.

Les éducateurs utilisent alors le média sportif pour capter des dynamiques relationnelles, parce que nous nous sommes rendu compte que le sport est un outil fabuleux pour favoriser la rencontre et aller vers l’autre.

 

3) Quels en sont les résultats sur les jeunes ?

Ces résultats se voient véritablement sur le long terme. En deux ans et demi, nous n’avons pas la prétention d’avoir des résultats immédiats. En revanche, en termes d’indicateurs positifs, nous avons suivi environ 110 jeunes par an et nous avons pu partager des actions sportives, des séjours avec eux, les accompagner vers des inscriptions à Pôle Emploi, vers une formation, les orienter sur des missions locales. De façon générale, les jeunes que nous avons accompagnés partent le plus souvent vers l’école de la deuxième chance ou vers des formations de niveau 3 et 4.

Le plus compliqué c’est de construire une relation de confiance et durable avec eux, mais c’est ce qu’il y a de plus important. Une relation qui finit par s’installer grâce à la stabilité de l’équipe et son ancrage.

 

4) Quels sont les retours que vous avez sur ces programmes ? 

Le premier indicateur de résultat est la pleine acceptation du binôme d’éducateurs : ils sont les bienvenus dans le quartier, ils y sont à leur place. Même si nous ne mesurons pas réellement la satisfaction des jeunes, ils nous la montrent au quotidien en étant présents lorsque l’on organise un évènement, une action, etc.
Les retours que nous avons sont positifs dans le sens où nous sommes régulièrement invités par les associations du quartier ou par les jeunes directement.
Les éducateurs sont pleinement identifiés et respectés par les habitants. Il arrive que des parents viennent à la rencontre de l’équipe pour solliciter un accompagnement de leur enfant. Depuis peu, certains jeunes viennent d’eux-mêmes nous voir concernant des démarches individuelles et sur des problématiques sociales.
La conclusion que nous en tirons, c’est que la confiance s’est installée – à la fois avec les jeunes, mais aussi avec les habitants de façon générale – et que les bénéficiaires trouvent utile la démarche que nous mettons en place puisqu’ils la légitiment.

 

 

Fiche d'identité de la métropoleLe projet en chiffresPour aller plus loin
  • Nom : Métropole Toulon Provence Méditerranée
  • Département : Var
  • Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • Population : 438 985 hab
  • Président de la métropole : Hubert Falco
  • Site internet : Site de la métropole

Toulon, Unis Cité: 

  • 2020 :  152 jeunes mobilisés dont 39 issus de quartiers politique de la ville (QPV)
  • 2020-2021 : 75 jeunes mobilisés dont 21 issus de QPV, 47 femmes pour 29 hommes, 5 jeunes en situation de handicap
  • 6 programmes

Hyères, Sport Déclic: 

  • 2020 : 102 bénéficiaires / 100% QPV VDR
  • 12/17 ans : 23
  • 18/25 ans : 47
  • 26/49 ans : 32
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