À quelques semaines des élections municipales, comment les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) seront-ils évoqués dans le débat public ?
Souvent relayés par les médias sous l’angle des manifestations, les quartiers urbains prioritaires disposent d’atouts majeurs que le Conseil économique social et environnemental (CESE) a souhaité mettre en lumière dans une résolution intitulée « Quartiers urbains populaires : parlons solutions ! », adoptée à 125 voix pour lors de la séance plénière du 10 février.
Son objectif ? Changer le regard de la société pour faire mieux connaître les actions au quotidien menées par les associations, les élus et les citoyens. Résilients, ces territoires sont une source de solutions multiples assurant le lien social, le développement économique et durable, l’innovation. Comme Ville & Banlieue, le CESE affirme avec cette résolution que les quartiers prioritaires de la politique de la ville sont bel et bien des territoires de solutions.
En observant la pluralité des actions en faveur de l’intérêt général et après deux ans d’échanges sur le terrain, de rencontres, de paroles entendues, le CESE souligne la nécessité de politiques justes et équitables qui visent à corriger, dans ces quartiers où l’égalité réelle reste un mirage, les inégalités structurelles, sociales et territoriales. Sans l’équité, notre République qui se veut sociale, donc redistributive, ne tiendrait pas sa promesse d’égalité.
Dans le cadre républicain, il s’agit donc d’assumer le combat pour l’effectivité des droits dont l’accès aux services publics (droits à la santé, à l’école et à la formation, à l’emploi, au logement, aux transports, à un environnement sain et de qualité, égalité dans la liberté d’entreprendre et non-discrimination). L’État et les collectivités locales doivent jouer tout leur rôle et ne pas laisser les associations et les entreprises, fortement engagées, seules pour relever ces défis.



