Le retard pris dans le vote d’une loi de finances pour 2026 et la gestion provisoire du budget de l’État par une loi spéciale est une redite d’une situation déjà connue début 2025. Mais pour les communes et intercommunalités ayant des quartiers prioritaires de la ville, pour les professionnels et, plus encore, pour les associations y œuvrant, ce manque de visibilité vient aggraver une situation difficile depuis déjà deux ans. Or, ni l’état du projet de loi de finances sur lequel les députés se penchent à nouveau, ni ce qui transpire des intentions gouvernementales ne laissent augurer quelque chose de bon.
L’absence de nouveau budget de l’État en janvier, comme en 2025, pourrait-elle avoir cette année des conséquences délétères pour les quartiers les plus pauvres de France ? La commission des finances de l’Assemblée nationale a repris, le 8 janvier, l’étude du Projet de loi de finances pour 2026 tel qu’il était resté le 15 décembre, après son passage au Sénat. Les débats en séance publique doivent reprendre le 13 janvier, mais les recettes de l’État sont garanties par la promulgation d’une Loi spéciale du 26 décembre et un décret du 29 décembre a reconduit les crédits 2025 des différents programmes budgétaires, avec une consigne de consommation minimale.



