Petite enfance : quelles réalités pour les collectivités avec QPV?

« 𝘓𝘢 𝘣𝘢𝘪𝘴𝘴𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘯𝘢𝘵𝘢𝘭𝘪𝘵𝘦́ 𝘯𝘦 𝘴𝘪𝘨𝘯𝘪𝘧𝘪𝘦 𝘱𝘢𝘴 𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘣𝘦𝘴𝘰𝘪𝘯𝘴 𝘴𝘰𝘯𝘵 𝘤𝘰𝘶𝘷𝘦𝘳𝘵𝘴 ».

La petite enfance est un sujet majeur pour les collectivités avec quartiers prioritaires. Et dans un contexte marqué notamment par la baisse de la natalité, les évolutions des besoins et les contraintes qui pèsent sur les équipements et les services, il est essentiel de regarder précisément ce qui se passe dans les territoires. C’est le sens du 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴é 𝗽𝗮𝗿 𝗩𝗶𝗹𝗹𝗲 & 𝗕𝗮𝗻𝗹𝗶𝗲𝘂𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗮 C𝗡𝗔𝗙 qui a donné lieu à un échange avec les adhérents et
Constance Bensussan, 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗿𝗶𝗰𝗲 𝗴𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗡𝗔𝗙 𝗲𝘁 gaelle choquer-marchand, Directrice déléguée aux politiques familiales et sociales. Elles étaient présentes notamment aux côtés de 𝗖𝗮𝘁𝗵𝗲𝗿𝗶𝗻𝗲 𝗔𝗿𝗲𝗻𝗼𝘂, 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗘́𝗱𝘂𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 & 𝗣𝗲𝘁𝗶𝘁𝗲 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗩𝗶𝗹𝗹𝗲 & 𝗕𝗮𝗻𝗹𝗶𝗲𝘂𝗲, pour échanger directement avec les élus et les directions des collectivités adhérentes sur les réalités rencontrées sur le terrain.
Première étape de ce travail : 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗲𝗻𝗾𝘂𝗲̂𝘁𝗲 𝗺𝗲𝗻𝗲́𝗲 𝗮𝘂𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗱𝗵𝗲́𝗿𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗩𝗶𝗹𝗹𝗲 & 𝗕𝗮𝗻𝗹𝗶𝗲𝘂𝗲 durant les mois de juillet, août et septembre, pour mieux identifier les besoins, les priorités et documenter les réalités locales en matière de petite enfance.
Car la baisse de la natalité ne signifie pas que les besoins sont couverts !
Dans les QPV, les enjeux portent sur le nombre de places, mais aussi sur les horaires, l’accessibilité, les conditions d’accueil, l’accompagnement des parents, la parentalité ou encore le rôle des centres sociaux.
𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿𝘀 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝘂𝘅 𝗺𝗲𝗻𝗲́𝘀 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗮 𝗖𝗡𝗔𝗙 des allocations familiales 𝘃𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲𝗻𝘁 𝗮𝗶𝗻𝘀𝗶 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿 𝗹’𝗶𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗺𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗹’𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹’𝗲𝗳𝗳𝗼𝗿𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗲 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗶𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗽𝗼𝗽𝘂𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀. Le travail se poursuit, notamment autour du Service public de la petite enfance et de sa mise en œuvre dans les territoires avec QPV.

Quelques éléments résultant de l’enquête flash :

> Une couverture des besoins en petite enfance jugée insuffisante dans les QPV

Les difficultés citées portent principalement sur le nombre de places disponibles, mais aussi sur l’adaptation des horaires, l’accueil inclusif, la localisation des équipements et le vieillissement des structures. Plusieurs collectivités disposent toutefois d’une offre jugée satisfaisante, tandis que certaines constatent désormais davantage de places que de demandes dans certains quartiers.

> Une hausse des coûts constatée par 70 % des répondants

70 % des répondants constatent une augmentation forte (35 %) ou modérée (35 %) du coût de revient des EAJE.

Les principaux facteurs cités sont la hausse des fluides, des charges de personnel, de l’alimentation et de la restauration, ainsi que les dépenses liées aux normes et à la rénovation des bâtiments. Les revalorisations salariales et les nouvelles exigences réglementaires sont également mentionnées.

 

> Une fragilisation des gestionnaires associatifs signalée par 57 % des répondants

Parmi les collectivités disposant de structures associatives, 57 % constatent une fragilisation de leur équilibre financier. Face à cette situation, 48 % des répondants indiquent ne pas être en mesure de renforcer leur soutien financier compte tenu de leurs contraintes budgétaires.

 

> Des difficultés importantes de recrutement et de fidélisation pour 78 % des répondants

 

> Des travaux dans les EAJE existants prévus par 83 % des répondants

83 % des répondants prévoient des travaux dans les EAJE existants. Les projets concernent principalement la rénovation, la mise aux normes, les extensions et l’adaptation des bâtiments aux fortes chaleurs : climatisation, isolation, végétalisation des espaces extérieurs, restructuration des locaux ou mise en conformité avec les normes PMI et de sécurité.

 

Les synthèses intégrales des enquêtes flash de l’association sont réservées aux adhérents.
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